Sommaire
- Points clés
- Étape 1 : définir votre projet et votre statut d’acheteur
- Étape 2 : vérifier le cadre juridique du bien
- Étape 3 : chiffrer tous les coûts et confirmer le financement
- Étape 4 : contrôler l’état physique et les risques du bien
- Étape 5 : rassembler les preuves avant la levée des conditions
- Étape 6 : préparer la clôture et le transfert des fonds
- Étape 7 : éviter les erreurs coûteuses les plus fréquentes
Points clés
- Avant l’offre – Statut et usage du bien : Confirmez votre statut (résident, nouvel arrivant, non-résident, etc.) et l’usage (résidence principale, location, investissement). Selon votre profil, les restrictions, la mise de fonds exigée et certaines taxes peuvent changer.
- Avant l’offre – Titre, charges et usage permis : Faites vérifier le titre et tout ce qui peut grever le bien (servitudes, privilèges, hypothèques, contraintes). Un bien attractif peut cacher un problème juridique ou de zonage qui limite votre usage ou complique une revente.
- Pendant les conditions – Inspection et risques techniques : Réalisez une inspection préachat et identifiez les risques (structure, humidité, toiture, etc.). L’objectif n’est pas seulement de repérer des défauts, mais d’en estimer le coût et l’urgence pour décider de négocier, d’exiger des correctifs ou de vous retirer.
- Pendant les conditions – Documents vendeur / copropriété : Demandez les documents du vendeur et, en condo, les documents de copropriété (procès-verbaux, budget, cotisations spéciales, règles). Certains éléments peuvent révéler des dépenses à venir ou des règles (location, travaux) qui changent complètement l’intérêt du bien.
- Avant la levée des conditions – Coûts, taxes et preuve des fonds : Validez tous les coûts réels (frais de clôture, ajustements, taxes) et préparez la preuve de vos fonds. Même avec une préapprobation, un dossier peut bloquer si le budget final ou la provenance des fonds n’est pas suffisamment claire.
- Juste avant la clôture – Paiement et coordination : Confirmez par un canal sûr les instructions de paiement et assurez-vous que le calendrier est aligné avec le notaire ou l’avocat. Un retard de transfert ou un mode de paiement non accepté peut compromettre la signature.
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Si votre mise de fonds ou votre épargne est dans une autre devise, Wise peut vous aider à détenir, convertir et envoyer des fonds en CAD avant un achat immobilier au Canada (dépôt, inspection, certains frais).
Étape 1 : définir votre projet et votre statut d’acheteur
La due diligence immobilier commence par vous, pas par le bien. Avant de comparer des annonces, clarifiez si vous achetez pour y vivre, pour louer, pour loger un proche, ou comme investissement.
Une confusion fréquente est de demander seulement : « Puis-je acheter ? » La vraie question est plutôt : « Quelles règles, quels coûts et quelles vérifications s’appliquent à mon profil et à ma province cible ? »
- Province et municipalité visées
- Résidence principale, location longue durée ou autre usage
- Statut, citoyen, résident permanent, résident temporaire ou non-résident
- Origine de la mise de fonds et calendrier réel de disponibilité
Acheteur occupant, investisseur ou non-résident : ce qui change
Acheter pour habiter, acheter un condo au Canada pour le louer, ou acheter comme non-résident n’ouvre pas la même checklist. La mise de fonds minimale, l’accès à certains programmes fédéraux, la profondeur du dossier demandé par le prêteur et les taxes applicables peuvent varier.
Au moment de la rédaction, certaines acquisitions résidentielles par des non-Canadiens restent restreintes au niveau fédéral jusqu’au 1er janvier 2027, avec des exceptions. Il faut donc toujours faire confirmer la règle en vigueur à la date de signature, et pour le bien précis que vous convoitez.

Étape 2 : vérifier le cadre juridique du bien
C’est le cœur de la checklist due diligence Canada. Avant de lever vos conditions, vous devez confirmer qui est réellement propriétaire, ce qui grève le bien, ce que vous avez le droit d’en faire, et si la documentation de copropriété est saine quand il s’agit d’un condo.
Titre, servitudes et charges
La recherche de titre immobilier Canada sert à confirmer que le vendeur peut transférer le bien et qu’aucune charge importante ne compromet votre achat. Dans la plupart des provinces, cette vérification relève de l’avocat, tandis qu’au Québec elle passe généralement par le notaire.
Demandez clairement si la vérification couvre aussi les éléments pratiques qui peuvent gêner votre usage du bien ou votre revente future.
- Hypothèques inscrites
- Jugements, privilèges ou créances
- Servitudes et droits de passage
- Empiètements possibles
- Assurance titres, si recommandée dans votre dossier
Zonage, permis et conformité municipale
Un point souvent sous-estimé est l’écart entre l’usage actuel du bien et l’usage permis. Si vous voulez habiter, louer, faire de la location courte durée ou ajouter une suite secondaire, la réponse ne sera pas la même partout.
Vérifiez le zonage, les permis de rénovation, les ordres municipaux non réglés et les travaux non déclarés. Une rénovation ancienne, même bien faite en apparence, peut devenir un problème si elle n’est pas conforme ou si elle bloque l’assurance.
Condo ou copropriété : quels documents demander ?
Quand vous achetez un condo au Canada, l’inspection seule ne suffit pas. Vous achetez aussi une part d’une organisation, avec ses règles, son budget et ses risques reportés dans le temps.
Demandez les documents achat immobilier Canada qui montrent la santé réelle de la copropriété, pas seulement sa présentation commerciale.
- Certificat d’information ou équivalent provincial
- Budget annuel et derniers états financiers
- Procès-verbaux récents
- Détail des cotisations spéciales votées ou envisagées
- Fonds de prévoyance ou contingency reserve fund, plus règles sur location, animaux et stationnement
Étape 3 : chiffrer tous les coûts et confirmer le financement
La due diligence financière ne consiste pas seulement à faire valider un prix d’achat. Elle sert à vérifier si votre projet reste solide une fois ajoutés la mise de fonds, les frais de clôture Canada, les taxes, les délais bancaires et la provenance des fonds.
Mise de fonds, frais de clôture et taxes à prévoir
Selon l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, la mise de fonds minimale dépend du prix du bien. Elle est de 5% jusqu’à 500 000 CAD, puis 10% sur la tranche supérieure jusqu’à 1,5 million CAD, et 20% à partir de 1,5 million CAD. Si votre mise de fonds est inférieure à 20%, une assurance prêt hypothécaire s’applique généralement.
La même source indique que les frais de clôture Canada représentent souvent entre 1,5% et 4% du prix d’achat. Ce chiffre peut grimper selon la province, le type de bien et les ajustements dus au vendeur. Pour approfondir les droits de mutation immobilière Canada et les taxes courantes, voyez aussi notre guide sur les taxes immobilières au Canada.
| Coût | Quand il tombe | Qui le confirme | Comment le vérifier |
|---|---|---|---|
| Mise de fonds | Avant la clôture | Prêteur | Relevés, lettre bancaire, historique des fonds |
| Assurance prêt, si applicable | Au montage du prêt | Prêteur | Conditions de prêt et ratio prêt valeur |
| Inspection, évaluation, frais juridiques | Pendant les conditions ou avant clôture | Inspecteur, prêteur, notaire ou avocat | Devis et mandat écrits |
| Droits de mutation immobilière et taxes | À la clôture ou après | Province, municipalité, notaire ou avocat | Calcul local et relevés fiscaux |
| Ajustements et assurance titres | Juste avant signature | Notaire ou avocat | Projet d’ajustements et état de clôture |
Financement, préapprobation et preuve des fonds
La préapprobation est utile, mais elle ne garantit pas à elle seule que le prêt sortira. Le prêteur veut aussi voir des fonds stables, une provenance claire, et la capacité à couvrir les coûts autour du prêt.
Si vous comparez déjà vos options de prêt hypothécaire au Canada, retenez qu’une grande banque comme RBC, TD ou Scotiabank n’examinera pas seulement votre revenu. Un courtier hypothécaire peut aussi vous aider à comparer plusieurs offres, ce qui est souvent utile pour le financement immobilier expat Canada.
- Lettre de préapprobation et conditions à lever
- Pièces d’identité et preuve de statut
- Relevés montrant la mise de fonds et les frais de clôture
- Justificatifs sur l’origine et la stabilité des fonds
Variations provinciales et taxes pour certains acheteurs étrangers
Les règles qui comptent vraiment ne sont pas identiques partout. Au niveau fédéral, certaines acquisitions résidentielles par des non-Canadiens restent interdites jusqu’au 1er janvier 2027, avec exceptions. En Ontario, la Non-Resident Speculation Tax est de 25% sur certaines acquisitions résidentielles par des acheteurs visés. En Colombie-Britannique, une taxe additionnelle de 20% s’applique dans certaines zones.
Le Québec, l’Alberta et d’autres provinces ont des réalités différentes. Une règle valable à Toronto ne doit pas être copiée sur Montréal ou Calgary. Avant de signer, faites confirmer l’admissibilité d’achat, les surtaxes et le périmètre géographique exact de la mesure qui vous concerne.
Étape 4 : contrôler l’état physique et les risques du bien
L’inspection préachat Canada est essentielle, mais elle ne doit pas être traitée comme une simple formalité. Ce qui compte, en pratique, c’est de relier chaque problème trouvé à une décision : négocier, demander des preuves, commander un test spécialisé, ou sortir du dossier.
Inspection préachat : quoi vérifier dans le rapport
Une inspection préachat peut révéler des défauts visibles, des signes d’entretien différé et des éléments qui justifient une vérification plus poussée. Elle ne garantit pas qu’aucun problème n’existe, surtout si le défaut est caché ou inaccessible au moment de la visite.
Lisez le rapport avec votre budget en tête. Un problème mineur n’est pas bloquant, mais plusieurs défauts moyens, cumulés, peuvent transformer un achat acceptable en mauvais dossier.
- Toiture et signes d’usure
- Fondations et fissures
- Humidité, ventilation et dégâts d’eau
- Plomberie et électricité
- Chauffage, fenêtres et isolation
- Entretien différé visible
Eau, fondations, moisissure, radon et autres risques coûteux
Les gros dérapages budgétaires viennent souvent de l’eau, pas des finitions. Infiltrations, pente du terrain mal gérée, drain défaillant, fissures actives, moisissure ou ventilation insuffisante peuvent demander des travaux lourds.
Selon l’âge du bien et la province, il peut aussi être pertinent de demander des tests pour le radon, l’amiante, la vermiculite, la pyrite ou d’autres risques locaux. Une maison ancienne ou un sous-sol qui sent l’humidité ne mérite pas un jugement rapide, mais une vérification de plus.
- Odeur persistante de sous-sol fermé
- Taches repeintes ou cloques récentes
- Déshumidificateur en marche pendant la visite
- Fissures qui semblent évoluer
- Traces d’eau près des fenêtres ou au bas des murs

Étape 5 : rassembler les preuves avant la levée des conditions
À ce stade, votre due diligence doit devenir un dossier concret. Le bon réflexe n’est plus seulement de poser des questions, mais de rassembler les preuves qui vous permettent de décider si l’offre peut devenir ferme.
Un dossier complet regroupe les documents achat immobilier Canada qui prouvent l’état du bien, la faisabilité du financement et la cohérence des informations données depuis le début. Une chose worth knowing, c’est qu’un document manquant n’est pas un simple détail administratif. C’est souvent un signal sur le niveau de risque, la préparation du vendeur ou la qualité de la transaction.
- Promesse d’achat et annexes
- Déclaration du vendeur, si disponible
- Rapport d’inspection préachat
- Recherche de titre et retours du notaire ou de l’avocat
- Documents de condo ou copropriété
- Relevés de taxes et ajustements connus
- Preuve qu’une assurance est possible
- Conditions du prêteur et justificatifs des fonds
Si un document arrive tard, se contredit, ou soulève une zone grise, ne le balayez pas sous prétexte que le bien vous plaît. Prolongez la condition, demandez un avenant, exigez une preuve complémentaire ou reconsidérez l’achat.
Exemple réaliste : une acheteuse arrivée récemment au Canada reçoit des procès-verbaux de copropriété la veille de l’échéance, et y découvre des discussions récurrentes sur une façade à reprendre. Le bon réflexe n’est pas d’espérer que cela passera, mais de demander plus de temps et un chiffrage clair avant d’aller plus loin.
Étape 6 : préparer la clôture et le transfert des fonds
La dernière ligne droite est souvent sous-estimée par les acheteurs expats. Pourtant, même un dossier validé peut se tendre si les fonds n’arrivent pas à temps, si leur origine n’est pas clairement documentée, ou si les instructions reçues changent au dernier moment.
Si vous n’avez pas encore de solution locale pour centraliser votre mise de fonds, voyez comment ouvrir un compte bancaire au Canada peut faciliter la préparation. Vous pouvez aussi comparer les options de transferts internationaux au Canada si vos fonds viennent de l’étranger.
Comment un compte Wise peut aider avant la clôture
Pour un acheteur qui détient des fonds dans une autre devise, le compte Wise peut aider à détenir, convertir et envoyer des fonds en CAD, tout en gardant une trace claire des mouvements avant la clôture. Cela peut aussi être utile pour certaines dépenses transfrontalières liées au déménagement ou à l’installation.
Le point clé est de rester pratique et prudent. Avant d’envoyer l’argent, confirmez avec votre notaire ou votre avocat, votre prêteur et le destinataire final quels modes de réception sont acceptés, si un compte en fidéicommis peut recevoir ce type de transfert, et si les transferts de tiers sont autorisés. Si vous devez préparer des fonds depuis l’étranger, découvrez comment fonctionne le compte Wise au Canada.
Juste avant de signer : le dernier contrôle
Dans les 24 à 72 heures avant la signature, concentrez-vous sur les confirmations finales, pas sur de nouvelles hypothèses. Relisez les ajustements, vérifiez les coordonnées bancaires ou de fidéicommis par un canal sûr, et assurez-vous que l’assurance habitation prend effet au bon moment.
Une visite finale, si elle est possible, sert à vérifier que l’état du bien n’a pas changé et que les inclusions prévues sont bien là.
- Instructions de paiement revalidées
- Assurance habitation active
- Ajustements, taxes et soldes relus
- Services publics préparés
- Visite finale confirmée, si prévue
Étape 7 : éviter les erreurs coûteuses les plus fréquentes
La plupart des mauvaises surprises viennent moins d’un manque d’information que d’un mauvais ordre de vérification. Voici les erreurs qui reviennent le plus souvent, avec la micro-solution à appliquer tout de suite.
- Croire que l’inspection suffit : traitez aussi le titre, le zonage et les documents de copropriété.
- Négliger les procès-verbaux du condo : lisez au moins les plus récents avant de lever les conditions.
- Sous-estimer les frais de clôture : budgétez le prix du bien, puis les coûts autour du bien.
- Confondre règles fédérales et provinciales : vérifiez toujours ce qui relève d’Ottawa, de la province et parfois de la municipalité.
- Attendre le dernier moment pour déplacer les fonds : validez tôt les délais, la provenance et le mode de réception accepté.
- Supposer qu’acheter facilite l’immigration : l’achat d’un bien ne donne pas automatiquement un droit de résidence au Canada.
Conclusion
Avant de vous engager, vérifiez les règles applicables dans votre province et faites confirmer les aspects juridiques, fiscaux, financiers et techniques propres à votre situation. En préparant vos documents, votre budget et le calendrier des paiements suffisamment tôt, vous réduirez les risques de retard et de mauvaises surprises.
FAQ
Checklist de due diligence avant d’acheter au Canada
Quels documents faut-il vérifier avant une promesse d’achat au Canada ?
Avant l’offre, vérifiez au minimum l’annonce détaillée, les taxes connues, les documents vendeur disponibles et vos premiers éléments de financement. Pendant les conditions, vous confirmez ensuite le rapport d’inspection, la recherche de titre, les documents de copropriété et les conditions du prêteur.
L’inspection préachat est-elle obligatoire au Canada ?
Elle n’est pas toujours légalement obligatoire, mais elle est fortement recommandée dans la plupart des achats de revente. Le risque augmente si vous achetez sans inspection un bien ancien, rénové rapidement, ou déjà porteur de signaux d’alerte visibles.
Quels frais faut-il prévoir avant la clôture au Canada ?
Les frais de clôture Canada incluent souvent l’inspection, l’évaluation, les frais juridiques, l’assurance titres, les droits de mutation immobilière et les ajustements de taxes. Il faut aussi vérifier si une assurance prêt hypothécaire s’applique selon votre mise de fonds.
Un non-résident peut-il encore acheter un bien résidentiel au Canada ?
Il existe des restrictions fédérales, des exceptions, et parfois des taxes provinciales qui s’ajoutent même quand l’achat reste possible. Un non-résident doit donc faire confirmer son admissibilité et la règle à jour avant toute signature.
Sources
- Agence de la consommation en matière financière du Canada, Buying a home : principales étapes, dépenses et vérifications liées à l’achat d’un logement, consulté le 2 août 2026.
- Agence de la consommation en matière financière du Canada, How much you need for a down payment : règles générales concernant la mise de fonds minimale et l’assurance prêt hypothécaire, consulté le 2 août 2026.
- SCHL, Homebuying Step by Step : guide pratique sur le budget, le financement et les différentes étapes d’un achat immobilier, consulté le 2 août 2026.
- Ministère des Finances du Canada, extension de l’interdiction d’achat par des non-Canadiens : annonce concernant la prolongation des restrictions fédérales visant certains achats résidentiels par des non-Canadiens, consulté le 2 août 2026.
- Ontario, Non-Resident Speculation Tax : taux, champ d’application et principales règles de la taxe ontarienne visant certains acheteurs étrangers, consulté le 2 août 2026.
- Province of British Columbia, Additional property transfer tax : taux, zones concernées et acheteurs visés par la taxe additionnelle sur les transferts immobiliers, consulté le 2 août 2026.
- Centris, frais à prévoir avant, pendant et après l’achat : aperçu des dépenses courantes à anticiper aux différentes étapes d’un achat immobilier, consulté le 2 août 2026.
- OACIQ, obligations d’information et fiche descriptive : lignes directrices sur la vérification des renseignements et les obligations liées à la fiche descriptive d’un bien, consulté le 2 août 2026.




